Le 16 décembre 2020, Alice poursuit sa recherche des vies antérieures, en partant de l’écuyer Yvon qui avait si peur de la mort et désignait un tableau de Giulio Romano : mystère à éclaircir !
Je rencontre d’abord un moinillon coquin, vêtu d’une bure violette avec un grand capuchon pointu qui m’empêche de voir son visage. Puis une jeune fille aux cheveux tressés en couronne, cousant assise auprès d’une fenêtre. J’ai l’impression d’être dans une riche demeure de la Renaissance italienne. La jeune fille nommée Ida est jolie et très gaie, elle rit souvent et ne prend rien au sérieux, pas même le moine – grave, celui-là – qui surgit à sa droite en la sermonnant. Apparemment, Ida est nourrie aux idées humanistes. Les doutes qui avaient assailli Yvon et l’avaient terrorisé sont cette fois exprimés librement, au grand dam de l’homme de Dieu.
Puis je vois Ida sur la terrasse qui domine son magnifique jardin à l’italienne. Elle doit être mariée : un homme jeune enjambe la balustrade pour venir lui parler. Deux enfants, un garçon et une fille, s’amusent dans les allées du jardin.
Ida n’a pas peur de la mort, contrairement à Yvon. J’ai l’impression qu’elle a déjà fait ce que nous appelons maintenant « une expérience de mort imminente » (N.D.E. en anglais), mais elle peine à me transmettre le souvenir de son passage dans l’au-delà. Je n’en vois que le début, bien entendu dans une rivière (image fréquente dans mes visions) : Ida, couchée sur le dos, se laisse entraîner par le courant.

Plus tard, un autre jeune homme au teint foncé (mais pas noir) viendra converser avec Ida sur la même terrasse. Tous deux sont amoureux, mais d’un amour platonique. Je pense qu’il s’agit d’une précédente incarnation de Shams… Peut-être ! Il reviendrait d’une expédition lointaine, au-delà des mers.
Ida est coquette, elle aime les beaux vêtements. Quand j’étais petite, j’étais fascinée par les costumes de la Renaissance proposés par le dictionnaire. J’en déniche un exemple sur Google. Même la coiffure correspond à mon rêve !
Je conclus cette histoire par l’idée que la conscience progresse non seulement par des questions, mais aussi par l’humour et par la gaieté.
Le 20 décembre, Alice retrouve Ida l’Italienne.
Il y a des choses à corriger dans la première version d’Ida.
Elle n’a pas fait une N.D.E., mais malheureusement, c’est sa petite fille qui est morte noyée dans un étang du jardin alimenté par une fontaine.
Par contre, Ida était capable de sortir de son corps et de s’élever, légère, au-dessus de sa belle villa. C’est ainsi qu’elle a pu voir où vivait Shams et décider de se réincarner en Inde.
Quand je lui demande ce qu’elle a appris dans cette vie, elle me répond qu’elle a beaucoup appris avec les moines – mais c’est peut-être un trait d’humour – et avec les livres : elle cite Pic de la Mirandole et Paracelse, elle a appris l’astrologie.
Elle était fascinée par la beauté : architecture, peinture, jardins, vêtements…
Légère je suis légère
mes pieds frôlent à peine l’écume de la mer
mon cœur est une bulle
mes pensées un essaim d’abeilles
sur la fleur où s’éploient le monde et ses merveilles.
Légère je suis légère
je danse et virevolte au-dessus des clairières
sans peur sans nostalgie loin des statues de sel
je m’ouvre au Souffle immense aux brises parfumées
je te rejoins en un coup d’aile.
Légère je suis légère
avec toi je gravis des escaliers de lierre
vers le jardin où dort l’enfance aux blancs pétales
viens au balcon du ciel voir les pesants glaciers
doucement fondre en pluie d’opales.
Telles sont les impressions d’Ida flottant dans l’atmosphère…
Alice connaissait vaguement les auteurs cités par Ida. Jean Pic de la Mirandole (1463-1494) était un philosophe humaniste italien qui se consacra à la recherche de la prisca theologia, c’est-à-dire la théologie première exposée par les Anciens ; il synthétisa les principaux enseignements philosophiques et religieux connus à son époque, tels que le platonisme, l’aristotélisme, la scolastique, et fonda la première Kabbale chrétienne. Tout cela le rattache à la tradition de l’occultisme qu’Helena Blavatsky remit à l’honneur. Quant à Paracelse (1493-1541), médecin-chirurgien suisse, mais aussi philosophe et théologien laïc, il concevait les phénomènes naturels comme des processus de transformation, et la médecine comme une application de la philosophie, de l’alchimie et de l’astrologie ; il pensait que tout est en relation avec tout, s’efforçant toujours de pénétrer la nature profonde des choses. Comme Pic de la Mirandole, Paracelse rejoint le courant de la connaissance occulte.
Plus tard,Alice reprend ses recherches sous autohypnose.
Je suis frappée par la similitude entre trois destins, celui d’Ida, celui de Saadia (Sur un marché persan) et le mien : chaque fois, nous perdons un enfant, pourquoi ? Il faut que je sache d’où vient cette malédiction – qu’on peut appeler Karma…
Le Lecteur Hésitant pourra comprendre cette énigme en lisant le 2e tome de Alice ou la vie longue en ligne. Mais avant cela, il comprendra que cette page du Journal de rêves illustre bien le thème du mental, car c’est dans l’incarnation d’Ida que l’âme d’Alice a pu apprendre ce dont elle avait besoin pour progresser dans la Connaissance.
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