La mort, objet d’étude pour la science ?

Difficile d’étudier la mort scientifiquement ! En effet, la méthode scientifique se définit par l’observation, l’expérimentation à partir d’une hypothèse, et la théorisation qui permet de faire des prévisions – à vérifier ensuite par l’expérimentation et par l’observation.

D’autre part, une hypothèse, pour être scientifiquement admissible, doit être réfutable, c’est-à-dire doit permettre des expérimentations qui la corroborent ou la réfutent. Enfin, une expérimentation scientifique doit être reproductible, ce qui valide ses résultats.

Le Lecteur Rationnel comprend que ces critères s’appliquent difficilement ou pas du tout au passage d’un état de conscience dans un corps vivant à un état de conscience supposé dans un corps mort. On en est réduit à la compilation de témoignages et d’observations.

Néanmoins, les expériences de mort imminente (EMI) suscitent l’intérêt de nombreux scientifiques. Certains ont comparé les EMI à l’itinéraire décrit dans le Bardo Thödol. Les seuls points communs entre les deux sont une sensation de décorporation et l’impression de voir et d’être entouré d’une lumière brillante. Les « rescapés de la mort » font état d’un sentiment de bien-être et de paix qu’on ne mentionne pas dans le Bardo Thödol. Par contre, 8 à 10% mentionnent des images d’un monde infernal et des rencontres avec des monstres. D’après le docteur Jean-Jacques Charbonier, « les gens sont poursuivis par des figures géométriques, par des visages grimaçants, ils sont entourés de feu ». De façon superficielle, on pourrait rapprocher les êtres de lumière des déités paisibles et les démons des déités courroucées, mais nous n’avons aucune certitude qu’il en soit ainsi. La neuropsychologue Charlotte Martial qui a mené des recherches de grande envergure sur ce thème, avertit que les EMI ne prouvent aucunement qu’il y ait une vie après la mort, car les sujets concernés n’ont expérimenté qu’une mort clinique, caractérisée par une activité cérébrale réduite, et non une mort cérébrale – dont ils ne seraient jamais revenus.

D’autres observations font état de « signes » post mortem, notamment dans les perturbations affectant les appareils électriques et électroniques. Alice en avait fait les frais après la disparition d’êtres chers : appels téléphoniques venant de nulle part, arrêt de P.C. et de bornes d’identification électroniques, brouillage d’émissions télévisées, extinction d’un four à micro-ondes… Ces phénomènes étaient signalés en grand nombre sur Internet. Malheureusement, ils n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques, et rien ne prouve qu’ils soient provoqués par les âmes des défunts.

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