
Le Lecteur Sceptique abonde dans le sens d’Alice en ce qui concerne l’étude scientifique de la mort. Bien sûr, on peut observer/analyser les cadavres et déterminer les critères de la mort physique, mais ce n’est pas de cette mort-là qu’il est question. Nous voulons savoir ce que devient l’âme ou conscience après le dernier soupir.
Comme beaucoup de gens, Alice espère obtenir des réponses convaincantes à partir des expériences de mort imminente (EMI). Je suis au regret de lui affirmer qu’elle fait fausse piste. Notre compatriote Steven Laureys, neurologue et directeur de recherche au FNRS, a consacré des années à l’étude des EMI avec toute son équipe de scientifiques, allant jusqu’à se soumettre lui-même à des expérimentations qui plaçaient son cerveau dans un état intermédiaire entre la vie et la mort. Mais il se refuse à toute conclusion basée sur l’idée d’une conscience extraneuronale ou sur celle d’une survie de l’âme après la mort physique. L’hypothèse d’une conscience cosmique, dans laquelle baignerait l’univers tout entier, ne suscite pas plus son adhésion. Enfin, il fait remarquer que les EMI ne sont jamais des expériences de mort cérébrale, laquelle est irréversible lorsque le cerveau présente des lésions dues à l’absence de circulation sanguine. Pour Laureys, certes les « rescapés de la mort » sont crédibles, ils ont vécu un bouleversement psychique authentique, mais ils ne sont jamais véritablement morts.
Le Lecteur Sceptique estime que les mythes de la descente aux Enfers proviennent d’expériences de mort imminente – bien que le cas du soldat Er laissé pour mort pendant douze jours paraisse extraordinaire. Le parcours de lamas tibétains dans le Bardo Thödol relève de la même expérience.
Que dire des articles relatifs à la Doctrine Secrète et à l’oeuvre philosophique de Sri Aurobindo ? Que la mort soit liée à la vie de la matière ne fait aucun doute. Mais que la mort physique ouvre la porte à un esprit qui se désincarne reste à prouver.
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